Photographe de l'intime, entre documentation et reportage, engagée dans les thèmes sociaux, de santé mentale, du quotidien et de ses fragilités. 
Elle cherche le sensible, ce qui fait sens ou non sens, auprès des personnes ou d'un environnement pour laisser trace et mémoire. Que ce soit une mémoire autobiographique, familiale ou évènementielle, elle questionne l'émotion, l'intime, le moment. 
Dans ses travaux personnels, la photographe documente des périodes et états de sa vie, a capté la lumière de la noirceur du quotidien, tels des pièces de puzzle à reconstituer pour mettre du sens sur ce que personne n'expliquait. Créer pour ne pas sombrer, dire et garder trace.
Après une pause dans son travail professionnel en période du covid, son travail photographique évolue. En quête de sens, de reconstruction et de construction de soi, elle questionne l'image et son sens aujourd'hui dans l'ère post-photographique. Après usage de la photographie via smartphone pour documenter son quotidien, elle se dirige vers une technique plus lente, moins instantanée en utilisant des techniques argentiques. 
Entre écoeurement, boulimie d'images et de déjà vu, se sentant submergée par tant de photographies hyper présentes dans notre monde, elle questionne la place de la photo aujourd'hui et son travail personnel, en cherchant un sens dans la lenteur qu'offre l'argentique et un retour à l'image lattente de Roland Barthes. Entre des impressions cyanotypes, de l'argentique et un projet de construction d'une Afghan Box grâce à la rencontre de Lukas Birk, elle continue de documenter son identité, son quotidien, sa (re)construction tout en y intégrant la spécificité de l'objet palpable photographique. Faire moins, garder trace et retrouver du sens et du simple dans un monde qui n'est plus simple, et dire, raconter pour que peut être d'autres s'y reconnaissent, ou peut être juste initier une discussion et un échange. 
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